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L‘Alliance biblique française - 2004/02/05 | LA NOUVELLE BIBLE SEGOND : Historique de la traduction

La Nouvelle Bible Segond

La Nouvelle Bible Segond est le fruit de plusieurs révisions successives de la traduction achevée en 1880 par le protestant genevois Louis Segond. Au cours du XXe siècle, sous diverses formes, celle-ci s'est imposée à l'ensemble du protestantisme francophone, et sa renommée s'est étendue bien au-delà.

Dans les années 1990, elle a fait l'objet d'un examen approfondi dans le cadre de la préparation d'une bible d'étude. Le projet, qui a bénéficié de la collaboration de spécialistes de tous horizons, a été entièrement supervisé par un comité représentant les principaux courants du protestantisme (luthéro-réformé, baptiste, adventiste, pentecôtiste). Cette diversité a contraint à un travail rigoureux, qui respecte le lecteur dans son intelligence autant que dans sa foi.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Louis Segond, docteur en théologie, est mandaté par la Compagnie des pasteurs de Genève pour réaliser une traduction de la Bible. Il s'agira d'une bible protestante, telle qu'on la conçoit à son époque : son Ancien Testament, rigoureusement identique à la Bible juive par son contenu, ne comprend pas les livres nommés "deutérocanoniques " par la tradition catholique.

Louis Segond traduit à nouveaux frais sur l'hébreu, l'araméen et le grec. Malgré toute la vénération de principe dont le protestantisme, depuis sa naissance, entoure la traduction de l'Ecriture en langue commune d'après les " originaux " (et non plus d'après la Vulgate latine), il s'agit là d'une entreprise tout à fait remarquable. En effet, jusque-là le protestantisme francophone s'était contenté pour l'essentiel, depuis le XVIe siècle, de révisions plus ou moins ambitieuses de la Bible d'Olivétan (un cousin de Calvin), qui restait elle-même en dépendance partielle de celle de Lefèvre d'Etaples, réalisée sur la Vulgate. Quant au catholicisme francophone, il devra attendre l'initiative de l'abbé Crampon, en 1904, pour disposer d'une traduction réalisée dans des conditions analogues, qui d'ailleurs doit beaucoup à Segond.

Le protestantisme de la fin du XIXe siècle est essentiellement partagé en deux courants : libéraux et orthodoxes. Segond est dans le premier camp un modéré, soucieux avant tout de fournir à l'ensemble des chrétiens une traduction de qualité. Dans son avant-propos de 1873, il décrit en ces termes la mission du traducteur : " Qu'il se dégage des préoccupations dogmatiques, sans avoir souci de ce qui peut plaire ou déplaire aux partis théologiques qui divisent les chrétiens. " Cependant son œuvre ne ralliera pas immédiatement tous les suffrages. Il faudra attendre une révision posthume de sa traduction, publiée en 1910 sous les auspices de la Société biblique britannique et étrangère, qui changera quelques détails stratégiques - peu de chose par rapport à l'ensemble de l'œuvre - pour que l'ensemble des autorités du protestantisme l'adoptent et la recommandent sans réserves à leurs ouailles. La " Bible Segond " connaîtra dès lors une diffusion phénoménale. Dans l'édition de 1910 ou, plus tard, avec les retouches généralement légères de certains éditeurs (notamment la Société biblique de Genève), presque toujours sans notes et sans introductions, parfois avec des références parallèles (suivant le principe protestant qui veut que la Bible soit son propre interprète), elle reste à ce jour très largement en tête des ventes de bibles protestantes dans l'ensemble du monde francophone.

En 1978, l'Alliance biblique universelle publie une nouvelle révision, plus importante, de l'œuvre de Segond. Cette édition, connue sous le nom de Bible à la Colombe, aura surtout du succès en Europe. Elle représente une certaine modernisation de la Bible Segond, mais elle vise principalement l'exactitude de la correspondance formelle : selon sa préface, son ambition est de permettre au " peuple chrétien... de savoir exactement ce qu'il y a dans le texte original ". Malgré les efforts de coordination des réviseurs, elle est cependant inégale et généralement moins cohérente que la traduction originelle de Segond. Dans son édition princeps, elle comporte quelques notes de traduction et des références parallèles, mais toujours pas d'introduction aux textes.

Entre-temps la parution de la Traduction œcuménique de la Bible (TOB), dans laquelle une partie seulement du protestantisme est partie prenante, a suscité de plus grandes exigences. Tous les protestants, en effet, ne partagent pas les options de la TOB (les fondements œcuméniques de l'entreprise, mais aussi, plus fondamentalement encore peut-être, l'approche critique des textes commune à la quasi-totalité des universitaires catholiques et protestants qui en sont les artisans). Les réticences sont particulièrement sensibles dans l'aile " évangélique ", héritière plus ou moins directe de l'orthodoxie protestante du début du siècle. Ce protestantisme-là ressent le besoin de disposer lui aussi d'une véritable Bible d'étude, comportant des introductions à chaque livre biblique et des notes détaillées sur le texte. Celle-ci devra nécessairement être l'œuvre - et la pierre de touche - d'un nouvel " œcuménisme protestant ", plus difficile peut-être que l'œcuménisme large de la TOB puisqu'il lui faudra prendre en considération non seulement des doctrines divergentes, mais des approches a priori contradictoires (" critiques " et " non critiques ") du texte biblique lui-même. Dès 1987, un comité de rédaction représentant les différentes tendances de ce protestantisme (luthéro-réformée, baptiste, adventiste, pentecôtiste) se met au travail.

NOTES

Bible d'étude : Les seules " bibles d'étude " protestantes en usage à ce jour, presque exclusivement dans le protestantisme évangélique, sont des traductions de l'anglais : ainsi la Bible Scofield (Société biblique de Genève, 1975), qui a retouché légèrement le texte de l'édition de 1910, et dont l'annotation reflète la théologie d'un courant particulier du protestantisme évangélique ; la Bible Thompson (Vida, 1990), sur le texte de 1978, qui ne comporte pas de notes spécifiques, mais des " chaînes de références " et des annexes assez développées.Retour

Deutérocanoniques : Judith, Tobit, 1 et 2 Maccabées, Sagesse, Siracide ou Ecclésiastique, Baruch et Lettre de Jérémie, développements grecs des livres d'Esther et de Daniel. Ces textes figurent dans des éditions protestantes plus anciennes, généralement à part et accompagnés d'un avertissement précisant leur statut d'" apocryphes " tel que l'ont défini les Réformateurs: textes souvent intéressants et utiles, mais non pas " inspirés " ni " canoniques " à leurs yeux. Retour

Détails stratégiques : Trois exemples de modifications, manifestement dans le sens de l'orthodoxie protestante : 1) les " prêtres " deviennent des " sacrificateurs " ; 2) la mère de l'Emmanuel en Esaïe 7.14 (celle qui sera la " vierge " dans la Septante grecque et dans la citation de Matthieu 1.23) n'est plus une " jeune femme ", mais une " jeune fille " ; 3) Le " juste " d'Habacuc 2.4 vivra, non plus par sa " fidélité ", mais par sa " foi ", comme dans les citations que Paul fait de ce texte en Romains 1.17 et Galates 3.11.Retour

Modernisation : par ex. abandon de l'imparfait du subjonctif, ou du passé simple à la première et à la deuxième personne. Retour

cohérente : ainsi l'expression hébraïque que Segond avait régulièrement traduite " dans la suite des temps " y est rendue de quatre façons différentes (Gn 49.1 ; Nb 24.14 ; Os 3.5 ; Mi 4.1), ce qui introduit notamment une distinction artificielle entre " temps à venir " et " fin des temps ".Retour

Ce projet a débouché, au cours des années 1990, sur un vaste chantier :

1 Nouvelle révision de la traduction de Louis Segond :

Des spécialistes de chaque livre biblique sont consultés pour passer la traduction au crible des découvertes récentes, grâce auxquelles nous comprenons mieux aujourd'hui les langues et l'univers culturel de la Bible. Les suggestions - quelquefois divergentes - de ces exégètes sont analysées et soumises au comité responsable, qui s'efforce de prendre des décisions de révision cohérentes en fonction de ses principes directeurs, à savoir :

a) rigueur de l'analyse textuelle et exégétique: indépendamment des traditions de lecture propres à chaque communauté, on privilégie dans la traduction la leçon et l'interprétation la plus vraisemblable d'un point de vue scientifique, quitte à signaler les autres possibilités en note ;

b) respect optimal de la forme et de la structure du texte : il s'agit, dans toute la mesure du possible, de rendre non seulement ce qui est dit - ou du moins ce que le traducteur en comprend - mais aussi la façon dont cela est dit ; si cependant il faut choisir entre la forme et le sens (là où la correspondance formelle aboutirait au faux sens, voire au contresens), priorité est bien sûr donnée au sens dans la traduction, mais on indique en note les particularités de la tournure originale (" littéralité ") ;

c) actualisation du vocabulaire : on remplace des tournures et des termes vieillis par des équivalents mieux compris de nos jours, et on s'efforce de rendre l'expression plus naturelle quand le sens de l'original ne fait pas de doute.

-Les réviseurs se sont ensuite chargés d'appliquer les décisions de façon cohérente - et de les adapter si besoin était - non seulement au texte concerné mais à tous ceux qui sont formellement comparables dans l'original. Il ne s'agissait évidemment pas de traduire toujours un même mot hébreu ou grec par un même mot français : la gamme des sens d'un terme dans la langue de départ n'a quasiment jamais son équivalent exact dans un seul terme de la langue d'arrivée. Cependant on a veillé à éviter la multiplication inutile des correspondances. Les textes qui composent la Bible sont fort divers, mais ils ont été rassemblés de telle sorte qu'ils se donnent à lire à la fois séparément et en relation les uns avec les autres. Il importe dès lors, pour qui veut étudier sérieusement l'Ecriture, que les comparaisons qui pourront être établies entre les différentes parties de la traduction reflètent dans toute la mesure du possible celles qui peuvent effectivement être dégagées des originaux. L'outil informatique, beaucoup plus largement utilisé qu'en 1978, a été d'une grande aide dans ce domaine.

-La traduction qui en résulte reste, à bien des égards, une traduction classique, donc exigeante pour le lecteur. Cela se justifie pour autant que la Bible n'a jamais été un livre facile à lire. D'aussi loin qu'il y a eu " Bible ", c'est-à-dire recueil de textes d'origines, de langues et d'époques différentes, le lecteur a dû fournir un sérieux effort pour y frayer son chemin, même si l'hébreu ou le grec était sa langue maternelle. Pour les traducteurs, respecter de tels textes, c'est redouter autant d'être plus clair qu'eux que d'être plus obscur, d'être plus élégant que d'être plus maladroit. Il s'agit de servir la rencontre entre ces écrits d'un lointain passé et leurs lectures présentes et à venir, sans réduire ce que l'on communique à l'interprétation dominante du moment. C'est ce souci de transmettre sans hypothéquer qui a guidé les réviseurs, ceux-ci ne déniant pas par principe à leurs lecteurs le droit de comprendre davantage, ou autre chose, que ce qu'ils ont eux-mêmes cru comprendre.

2 Mais la traduction proprement dite du texte ne suffit plus.

Un écrit n'est jamais isolé, et ce que nous appelons " la Bible " n'est pas tombé du ciel dans le monde antique comme un aérolithe. Connaître le sol où les textes ont fleuri est essentiel à la compréhension de leur sens. Cela ne va pas de soi : il y a une distance culturelle, linguistique, historique et géographique variable, mais en tout cas considérable, entre les textes bibliques et nous. Au fil des années, les sociétés bibliques, d'abord unies en dépit des divergences ecclésiales autour de l'option " texte seul ", ont bien vu la nécessité de fournir au lecteur des aides supplémentaires. Leur souci cependant reste, dans ce " péritexte " accompagnant le texte sacré proprement dit, d'éviter les formulations doctrinales post-bibliques et les enseignements caractéristiques d'une confession ou d'un courant théologique particuliers.

Dans cette perspective, la première parution de la Nouvelle Segond se présente comme une édition d'étude, comprenant divers types d'aide à la lecture.

a) Des introductions générales présenteront l'Ancien et le Nouveau Testament, ainsi que chaque livre de la Bible en particulier. Celles-ci ne suivront pas un plan stéréotypé ; on n'y trouvera pas systématiquement une indication de l'auteur, de la date et du lieu d'origine de chaque texte, renseignements dans bien des cas hypothétiques et qui, en fait, ne sont pas forcément les plus importants pour comprendre le texte. Du reste, l'" œcuménisme protestant " qui préside à cette œuvre aurait souvent contraint à une laborieuse juxtaposition des thèses concurrentes, procédé souvent stérile et déconcertant pour le lecteur. Le Comité a généralement préféré choisir un angle d'attaque commun hors des sentiers battus. Il en résulte un itinéraire original vers et dans le texte même, où le lecteur trouvera toujours une mise en perspective générale et des suggestions pour une lecture enrichissante, à la fois signifiante et attentive aux particularités de chaque écrit. Dans de nombreux cas, la priorité donnée à l'analyse littéraire sur la critique historique a fourni la clef d'un renouvellement fructueux.

b) D'abondantes notes de bas de page rendront compte du détail du texte, de ses particularités (" littéralités " ou description des expressions idiomatiques, indication des jeux de mots et des assonances de l'original) et de ses difficultés (autres traductions possibles, variantes des manuscrits et des versions anciennes, conjectures élaborées par les exégètes pour essayer de deviner un sens à un texte obscur). Elles fourniront aussi des informations culturelles, linguistiques, historiques et géographiques susceptibles d'éclairer certains points, et des références parallèles illustrant les jeux d'influences entre les textes, références établies d'après les originaux et présentées selon un ordre de priorité logique. Qui plus est, la parenté littéraire des textes bibliques ne se limitant pas à ce qu'en a conservé le canon, protestant ou même catholique, les notes reproduiront in extenso des extraits pertinents de textes anciens : deutérocanoniques ou apocryphes, écrits de Qumrân, etc. En tout cas ces notes, résolument sobres, ne constitueront jamais un commentaire doctrinal indiquant au lecteur " la bonne interprétation du texte " dans la perspective d'un " message biblique " global. Elles seront plutôt à utiliser comme un atelier où chacun pourra venir chercher les outils nécessaires à l'étude, pour enrichir et renouveler sa propre lecture - lecture dont il demeure le seul responsable.

c) Au fil du texte, et pas seulement en fin d'ouvrage, des cartes, des tableaux et toutes sortes d'encadrés (références littéraires, synthèses thématiques partielles, repères chronologiques et culturels), ainsi que des reproductions d'iconographie ancienne en rapport avec le texte, nourriront l'étude et stimuleront la réflexion.

d) A la fin du volume, un index alphabétique aidera à retrouver les informations dans l'ensemble de l'ouvrage. Ses nombreux articles développés préciseront en priorité le sens " biblique " des termes traditionnellement employés comme équivalents de tel ou tel mot hébreu, araméen ou grec quand la traduction les a conservés, en dépit d'un certain décalage avec leur sens le plus courant dans le français actuel, pour ne pas perdre certaines notions essentielles qui ne correspondent pas tout à fait aux représentations courantes à notre époque. L'index renverra également aux notes développées où sont décrits les emplois de tel ou tel terme particulier. On y trouvera aussi une foule d'informations complémentaires sur le monde dans lequel la Bible a vu le jour.

Les points forts de cette bible sont inséparablement liés à ses faiblesses. Il ne s'agit pas d'une traduction nouvelle, mais d'une révision en profondeur : de ce fait elle est au bénéfice direct, non seulement des recherches récentes, mais aussi de plus d'un siècle de lecture et d'étude de la Bible dans des communautés fort diverses. Sa base interconfessionnelle est restreinte, et exigeante : elle a contraint à un travail rigoureux et à une expression qui respecte le lecteur dans son intelligence autant que dans sa foi. Que cette bible fasse ou non l'unanimité dans le protestantisme au XXIe siècle, tout cela lui vaudra certainement d'être appréciée bien au-delà du public protestant.

NOTES

spécialistes : indépendamment de leur appartenance confessionnelle : d'éminents savants catholiques ont aimablement prêté leur concours à ce stade du projet. Les artisans - Retour

la leçon : on a suivi régulièrement les choix de la 27e édition (1993) du Novum Testamentum Graece de Nestle-Aland (p. ex., on ne trouvera plus dans la traduction la doxologie finale du Notre Père, absente des meilleurs manuscrits ; elle est indiquée comme variante textuelle en note), et souvent ceux du Comité de l'Alliance biblique universelle pour l'analyse textuelle de l'Ancien Testament hébreu, qui ne s'écarte que très rarement du texte massorétique tel qu'il apparaît dans le codex de Leningrad (Biblia hebraica Stuttgartensia, 4e édition, 1990).Retour

l'interprétation : c'est le contexte immédiat qui prime, plutôt qu'une vision toujours discutable d'une cohérence globale de l'Ecriture. Par exemple, si le texte hébreu de 2S 8.17s donne le même titre aux fils de David qu'aux prêtres Tsadoq et Abiathar, il n'y a pas de raison de le traduire différemment, même si aux termes de la Torah les fils de David n'auraient pas dû être prêtres. Si en Mc 8.35 il est question de sauver ou de perdre " sa vie ", il est fort peu probable qu'au v. suivant la même expression signifie " perdre son âme ". Retour

façon : ainsi la traduction révisée suit l'emploi surprenant du présent narratif dans l'évangile de Marc là où on a de bonnes raisons de penser qu'il étonnait aussi le lecteur grec, et traduit par " signes " et non par " miracles " le terme particulier par lequel l'évangile de Jean décrit les actes remarquables de Jésus. Retour

sens : c'est le cas même lorsque la formule est traditionnelle, p. ex. pour le " coeur endurci " du pharaon (Ex 4.21) ou des disciples (Mc 8.17). Parce qu'en français le cœur s'oppose à la raison, l'expression évoque naturellement l'insensibilité, alors que dans les langues bibliques où le cœur est le siège de la pensée et de l'intelligence il s'agit beaucoup plus d'un aveuglement, d'une inaptitude à comprendre. En fonction des termes de l'original, on a parlé de caractère " obtus ", " obstiné " ou " entêté " tout en indiquant la métaphore en note. Retour

actualisation : on préfère l'" détresse " à la " tribulation " ; le " monde à venir " plutôt que le " siècle à venir ". Retour

naturelle : une relecture " stylistique " indépendante a contribué à de nombreuses améliorations ; on a cependant veillé à ce que celles-ci ne se fassent pas aux dépens de l'exactitude, de la précision ou de la cohérence de la traduction. P. ex., en Lc 20.34s Segond traduisait : " Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris ; mais ceux qui seront trouvés dignes d'avoir part au siècle à venir et à la résurrection d'entre les morts ne prendront ni femmes ni maris " ; la Nouvelle Segond porte: " Dans ce monde-ci, hommes et femmes se marient, mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part à ce monde-là et à la résurrection d'entre les morts ne prennent ni femme ni mari. " La traduction est à la fois plus claire (il ne s'agit pas d'enfants, ni de siècles, au sens courant de ces termes, et pas davantage de polygamie) et plus précise (il n'est pas question ici de monde " à venir ", et la valeur la plus naturelle des temps des verbes est respectée). Retour

priorité logique : on renvoie de l'épître aux Galates à une autre épître de Paul avant de renvoyer à Matthieu ou à Jean. Retour

notions : par ex. " chair ", " esprit ", " expiation ", " justice ". Retour

terme particulier, notions : par ex. sur la " voûte " céleste en Gn 1.6, sur le concept johannique de " monde " en Jn 1.10 ou sur le " Paraclet " ou " Défenseur " en Jn 14.16. Retour

monde : ainsi les articles " pharisiens ", " sadducéens ", " Samaritains ", " Qumrân " fournissent un panorama assez complet du judaïsme au Ier siècle. Retour

Extrait : l’évangile de Marc téléchargeable en pdf

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